Ce matin, je suis resté endormis ! ça fait au moins 10 ans que ça ne m’est plus arrivé, en règle général je me
réveil avant que ma radio se mette en marche
et je me lève tout de suite, seulement ce matin, je sais pas pourquoi, j’ai traîné en repensant à hier soir ! C’était le dernier jour d’un quinzaine festive qui a lieu dans ma ville, une
fête qui se trouve dans la vielle ville et qui attire beaucoup, beaucoup de monde parce que sous prétexte d’aller voir des spectacles, on se boit des coups a tous les stands et on rencontre plein
de monde..
Donc, je suis arrivé à 20h et après un bon kebab je me suis mis a arpenter les ruelles pavées de la fête en buvant quelques bières. Ce qui est incroyable, c’est le nombre de personnes que tu croises et qui te reconnaissent alors que toi, t’as aucunes idées de qui c’est ! mais comme t’es polis, tu fais semblant de les connaître depuis des lustres, de savoir exactement qui c’est et si affinité, tu te fais payer une bière en espérant comprendre au travers de ses remontées de souvenirs… qui il ou elle est ! Bon, régulièrement, au bout de quelques minutes, tu te rend compte que la personne t’a confondu avec quelqu’un d’autre mais comme elle a pas envie d’avoir l’air con, elle continue a tenir « mordicus » que t’était un sacré enfoiré de lui avoir piqué sa petite copine de l’époque mais qu’il ne t’en veut plus parce que pour se consoler, il s’est amouraché d’Ambroisie et ils ont fini par se marier et avoir 3 mômes. Avec un peu de bol, tu peux te faire offrir une deuxième bière pour avoir participer à cette rencontre, mais très vite, la personne va tout faire pour rencontrer une nouvelle « victime » et se désintéresser de toi ce qui, en ce qui me concerne, m’arrange bien. Donc, après moult bières et vieux potes, je me suis mis, à mon tour, à reconnaître plein de monde et comme j’adore les femmes si possible blondes et à forte poitrine, je me suis trouvé tout plein d’affinité avec cette petite frisée attablée avec deux copines à un bout du bar le plus branché de la fête, je l’ai joué à « mais on se connaît ? » et j’ai eu droit à un monstre sourire de celle qui me reconnaît après des années de purgatoire faute de ne pas m’avoir vu… bon j’exagère un peu, mais elle avait franchement l’air super contente de me voir, j’ai commencé par
alors toujours dans le coin après toutes ces années
suivi de…
en tout cas, t’as pas changé, toujours aussi craquante
et elle a continué en me souriant et en m’assénant qu’en ce qui me concerne,
les cheveux très courts couleur poivre sel et ma barbe de 3 jours de la même couleur m’allait super bien et faisait ressortir encore plus qu’à l’époque, mes yeux bleus gris… Ce genre de réplique ça te casse, et la, tu te met a réfléchir ! C’est qui ? Comment elle me connaît ? Que c’est il passé il y a… je sais pas combien d’année ? J’ai tellement vieillis que cela ?
Je te paie une bière ?
C’est tout ce que j’ai su dire et elle m’a rétorqué qu’avec ses copines elle était au cocktail tropical et que c’était bien volontiers qu’elle reprenaient la même chose. Je me suis approché du barman pour passer la commande et je lui ai demandé si il la connaissait, il m’a regardé mord de rire et m’a répondu qu’il se souvenait très bien de nous il y a 20 ans et qu’il était content de nous revoir et ça m’a encore plus cassé ! voilà que je me mettais a ne pus reconnaître personne et si le barman me disait bien quelque chose, je ne me souvenait vraiment pas d’avoir passé du temps avec elle, ici au bar, je suis retourné vers le groupe de fille et j’ai mis le shaker sur le bar ce qui les a toutes ravie et m’a permis d’être gratifié de ma première série de bisous qui comme par hasard s’est fini sur la bouche avec ma petite frisée… le temps d’un « wouawwwww » collectif de ses copines et j’avais droit à une percée de sa langue et à ce moment la…. Tilt… Nathalie…. Le flash back comme a mes plus grandes années d’acide, la langue molle, les lèvres molles, la bouche molle… c’était Nathalie, ma plus infâme copine de l’époque, celle qui me suivait à tous les concerts, de Barclay James Harvest à Huria heep en passant par Nazareth, Peter Gabriel, Genesis et consort. Le dernier souvenir que j’avais d’elle, c’est qu’elle pesait presque 100kg, qu’elle avait des boutons partout sur le visage et des cheveux crépus dégoûtants et qu’en plus de ne pas vraiment être très agréable, elle refusait de coucher se contentant de me gratifier régulièrement d’une petite pipe avinée, j’étais persuadé qu’elle était homo…
Nathalie… comment va ta sœur ? »
la rencontre d’avec sa sœur avait sonné le glas de mes fellations de fin de soirée, mais le début d’une aventure sexuellement complexe mais totalement débridée
Tu connais ma sœur, coincée comme elle était, elle s’est marié avec son premier petit copain et ils ont 4 enfants…
Gloups et re-gloups, soit j’avais vécu une histoire identique dans un monde parallèle soit sa frangine était une sacré coquine qui cachait bien sont jeux à l’époque
mariée, tu m’en diras tant !
oui, mariée mais moi pas et toi ?
deux fois divorcé
mince alors c’est vraiment pas de chance
Elle m’avait dit cela en se léchant littéralement les babines et en me scrutant de la tête aux pieds comme le ferait une panthère avant de dévorer sa proie, et comme je n’avais vraiment rien d’autre à faire, je suis resté avec ce groupe de fille essayant tant bien que mal de préserver mes pseudos conquêtes des attaques répétés d’une bande de blaireaux tous plus souls les uns des autres au fur et à mesure qu’avançait la soirée et vers 3h du matin, j’ai proposé à Nathalie de la ramener, on s’est installé dans la voiture et j’ai pris la direction de la maison de ses parents, je la connaissais surtout pour les petits détours par les champs qui, premièrement m’évitaient les contrôles de police très fréquents en ces soirées festives et deux, me permettait de faire le « coup de la panne » pour ma fellation hebdomadaire, les mauvaises habitudes reviennent toujours au gallot, même 20 ans après et je ne pouvais m’empêcher de penser que les années devaient certainement l’avoir bonifié, quoi que en terme de baiser… ça n’avait pas vraiment changé, nous avons roulé, passé devant bon nombre d’endroits au stationnement connu et éprouvé, mais rien… pas de panne, pas de proposition d’une petite cigarette au milieu des champs… plus j’avançais vers la maison, moins elle parlait et arrivé devant son domicile, je me suis tourné vers elle pour tenter une dernière manœuvre… et bien, vous me croirez ou pas, elle avait disparue ! Personne, d’ailleurs, la maison aussi avait disparue, le chemin, tout avait disparu, j’étais en fait affalé sur un banc, les bras posés sur une table en bois permettant a mon visage de les utiliser comme coussin, il y avait un bruit lancinent qui me fit ouvrir les yeux et me réveiller, le bruit de la balayeuse qui passait dans le chemin en contre-bas avec devant deux employés municipaux poussant les déchets sous les brosses et ramassant les bouteilles, il était 3 heures du matin et je me réveillais dans mon vomis, et un bref passage de mes mains sur mon porte monnaie me fit comprendre que je ne devais plus avoir grand chose en poche, je suis rentré par des chemins détournés pour éviter la police, suis arrivé chez moi sans encombre, me suis jeté sous la douche et me suis couché non sans penser à ma petite frisée, j’étais perplexe parce que je ne me souviens pas être sortis il y a 20 ans avec une blonde frisée appelée Nathalie et je n’arrivais pas a savoir si tout cela était vrais ou si j’avais surestimé mes capacités de buveur de bière, reste que ce matin, je suis arrivé en retard au bureau et que depuis une demi heure, je commence à avoir mal à la tête, je vais demandé à l’infirmière du bâtiment de me monter un aspegic, c’est une fille super gentille et serviable, une petite…blonde frisée…
importante pour moi que ma première tasse de thé (j’ai stoppé le café en même temps que le snifage de la colle et l’inhalation des
vapeurs d’essences lorsque je fais mon plein) c’est pas que je sois devenu raisonnable, mais j’y ai plus droit par la faute de trop d’excès ! Bref, à l’exception de l’assaut de la mosquée
rouge au Pakistan, des premiers 500 milliards de dollars qu’ont coûté les guerres des Yankees en Irak et en Afghanistan, de la chute massive des coureurs du tour de France à l’approche
de l’arrivée à Gant, des inondations en Chine,
ça mais c’est comme cela,
c’est l’une de ces manies que j’ai fini par admettre comme symptôme de début de chierie de post-cinquantaine.
